Cécile Desprairies
| Naissance | |
|---|---|
| Nationalité | |
| Formation |
Université de Paris Goethe-Institut Paris (d) |
| Activité |
écrivaine, historienne |
| Père |
| A travaillé pour |
Université Paris-Descartes (depuis ) Éditions Bordas (- |
|---|
Cécile Desprairies, née le [1] à Paris 16e[2], est une écrivaine et historienne française. Elle est l'auteure de plusieurs ouvrages, notamment sur l’Occupation allemande en France et sur la Collaboration (1940-1944).
Éléments de biographie
[modifier | modifier le code]Études
[modifier | modifier le code]Philosophe et germaniste de formation, Cécile Desprairies est titulaire d'un diplôme d'études approfondies (DEA) en philosophie[3] et d’une licence de lettres à la Sorbonne[4]. Ancienne boursière du DAAD (Office franco-allemand d'échanges universitaires) en Allemagne[5], elle est diplômée de l'Institut Goethe[6].
Carrière
[modifier | modifier le code]Elle a travaillé pendant quinze ans dans l’édition (Bordas et Larousse[7]), notamment sur des méthodes de langue allemande[8], avant de devenir auteure[9].
Affaire judiciaire : procès pour diffamation
[modifier | modifier le code]Un procès pour diffamation lui a été intenté concernant son roman La Propagandiste[10]. Des membres de sa famille lui ont reproché d'avoir falsifié l'histoire familiale en prétendant que certains avaient été collaborateurs durant la Seconde Guerre mondiale[11]. Le jugement du tribunal judiciaire de Paris rendu le reconnaît plus de 60 propos diffamatoires et injurieux, notamment à l'égard du personnage principal dite la propagandiste présentée comme la mère de l'auteure mais également contre Raymond Manevy ou de Gabriel Dussurget, ainsi que « l'absence d'élément probant produit par [l'auteure] pour corroborer ces graves accusations, avant ou pendant la procédure[12]. » Dans sa défense, elle conteste formellement avoir rédigé un « roman à clef », c'est-à-dire inspiré de personnages réels. L'auteure et les éditions du Seuil insistent sur le caractère fictionnel du récit. Ainsi, le tribunal a débouté les requérants pour n'avoir pas suffisamment démontré « l'intention délibérée de nuire aux ayants-droit vivants » par l'auteure, condition nécessaire pour une condamnation à l'égard des personnes diffamées mortes[13],[14].
Publications
[modifier | modifier le code]- Ville lumière – Années noires, les lieux du Paris de la Collaboration (préface de Pierre Assouline), Paris, Éditions Denoël, 2008, 352 p. (ISBN 978-2-20725925-2)
- Paris dans la Collaboration[15] (préface de Serge Klarsfeld), Paris, Éditions du Seuil, 2009, 656 p. (ISBN 978-2-02-097646-6)
- Sous l’œil de l’Occupant, la France vue par l’Allemagne, 1940-1944[16], Paris, Armand Colin, 2010, 224 p. (ISBN 978-2-200-24853-6)
- L'Héritage de Vichy - Ces 100 mesures toujours en vigueur[17],[18], préface d'Emmanuel Le Roy Ladurie, Paris, Armand Colin, 2012, 256 p. (ISBN 978-2-200-27512-9)
- L'Héritage allemand de l'Occupation - Ces 60 dispositions toujours en vigueur, préface d'Emmanuel Le Roy Ladurie, Paris, Armand Colin, 2019, 256 p. (ISBN 978-2-200-62446-0)
- Voyage à travers la France occupée, 1940-1945. 4 000 lieux familiers à redécouvrir, préface d'Emmanuel Le Roy Ladurie, Paris, Presses universitaires de France, coll. « Hors collection », 2023, 1120 p. (ISBN 978-2-13-062113-3)
- La Propagandiste[19],[12] (roman), Paris, éditions du Seuil, 2023, 224 p. (ISBN 978-2-02-152372-0)
- L'Enfant du doute[20],[10] (roman), Paris, éditions Julliard, 2026, 224 p. (ISBN 978-2-26005774-1)
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ « Notice d'autorité – Desprairies, Cécile », sur catalogue.bnf.fr, BNF, .
- ↑ Critique de Pierre Assouline, « La face sombre du génie des lieux », à propos de Ville lumière, Années noires, publiée le 5 août 2009 sur son blog La République des livres.
- ↑ Diplôme no 4008 du 15 novembre 1984.
- ↑ Diplôme no 015220 du 28 octobre 1980.
- ↑ Membre du club des anciens DAAD Alumni France, siège social au 8 rue du Parc-Royal, 75003 Paris.
- ↑ « Teilnahme-Bestätigung », Goethe-Institut Schwäbisch Hall, diplôme du 25 août 1984, mention « befriedigend » (satifaisant).
- ↑ « Catalogue Sudoc », sur sudoc.abes.fr (consulté le ).
- ↑ « Catalogue SUDOC », sur sudoc.abes.fr (consulté le ).
- ↑ Nathalie Levisalles, « France : le regard de l’occupant », sur liberation.fr, (consulté le ).
- 1 2 Dorian Grelier, « L’Enfant du doute de Cécile Desprairies : sauver les apparences familiales » sur la-croix.com, le .
- ↑ Pierrick Baudais, « Attaquée en justice, l’historienne Cécile Desprairies en a-t-elle trop dit sur sa famille et les nazis ? », Ouest France, (lire en ligne).
- 1 2 Alexandre Fache, « La Propagandiste, le livre de Cécile Desprairies, était bien diffamatoire, mais pas envers les vivants », L'Humanité, (lire en ligne).
- ↑ Pierrick Baudais, « L’historienne Cécile Desprairies échappe à une condamnation pour diffamation », Ouest France, (lire en ligne).
- ↑ Antoine Oury, « La Propagandiste : la justice écarte toute intention de nuire aux vivants », sur ActuaLitté,
- ↑ Jacques-Pierre Amette, « Paris, ses nazis, ses lieux de plaisir, ses collabos », Le Point, (lire en ligne).
- ↑ Natalie Levisalles, « La France allemande », Libération, (lire en ligne).
- ↑ Neila Beyler, « PDG, Smic, Tickets Restaurant, handball : l'héritage du régime de Vichy », les Échos, (lire en ligne).
- ↑ Annette Lévy-Willard, « Maréchal, nous y revoilà », Libération, (lire en ligne).
- ↑ François-Guillaume Lorrain, « La Propagandiste : quand une historienne brise le tabou familial », sur lepoint.fr, (consulté le ).
- ↑ Gilles Heuré, « L’Enfant du doute de Cécile Desprairies : Françafrique, fonds secrets et famille trouble », Télérama, (lire en ligne
).
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Presse
[modifier | modifier le code]- Cécile Desprairies, « Mes archives allemandes », Libération, (lire en ligne), à l'occasion de la commémoration de l'invasion allemande en France, en
Radio, télévision
[modifier | modifier le code]- Frédéric Taddeï, « Vivons-nous encore sous le régime de Vichy ? », sur france3.fr, Ce soir (ou jamais !),
- Philippe Meyer, « La chronique de Philippe Meyer », sur franceculture.fr, France Culture, 4 décembre 2012, 7 h 56