Les 55 Jours de Pékin
| Titre original | 55 Days at Peking |
|---|---|
| Réalisation |
Nicholas Ray terminé par Andrew Marton et Guy Green |
| Scénario |
Philip Yodan Bernard Gordon |
| Musique | Dimitri Tiomkin |
| Acteurs principaux |
Charlton Heston Ava Gardner David Niven |
| Sociétés de production | Samuel Bronston Productions |
| Pays de production |
|
| Genre | Film historique |
| Durée | 154 minutes |
| Sortie | 1963 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
Les 55 Jours de Pékin (55 Days at Peking) est un film américain réalisé par Nicholas Ray et terminé par Andrew Marton et Guy Green, sorti en 1963.
Synopsis
[modifier | modifier le code]En 1900 à Pékin, la révolte des Boxers prend de l'ampleur alors que les autorités chinoises sont divisées : le général Jung-Lu presse l'impératrice Tseu-Hi d'arrêter les fanatiques, tandis que le prince Tuan lui conseille de les aider à chasser les étrangers. Face à la menace de conflit, les délégations étrangères regroupées au sein du Quartier des légations, organisent leur propre défense.
Arrivé quelques jours avant, le major américain Matt Lewis est à la tête d'un détachement chargé de protéger l'ambassade de son pays. Il y rencontre la baronne Natacha Ivanoff et l'ambassadeur britannique, Sir Arthur Robertson. Le , le siège du quartier des ambassades commence pour durer 55 jours.
Fiche technique
[modifier | modifier le code]- Titre original : 55 Days at Peking
- Titre français : Les 55 Jours de Pékin
- Réalisation : Nicholas Ray, Andrew Marton, Guy Green
- Assistants : Noël Howard, José Lopez Rodero, José Maria Ochoa
- Scénario : Philip Yordan, Bernard Gordon, Ben Barzman
- Décors et Costumes : Veniero Colasanti, John Moore
- Photographie : Jack Hildyard
- Musique : Dimitri Tiomkin
- Effets spéciaux : Alex Weldon
- Montage : Robert Lawrence
- Scripte : Lucie Lichtig
- Production : Samuel Bronston
- Société de production : Samuel Bronston Productions
- Société de distribution :
Allied Artists Pictures ;
The Rank Organisation ;
Valoria Films - Pays de production :
États-Unis - Langue : anglais
- Format : Super Technirama (prise de vue), 70 mm (projection) ratio 2,20:1; Couleur (Technicolor) 6 pistes sonores magnétiques - 35 mm piste optique mono ratio 2,35:1
- Genre : Film dramatique, Film d'aventure, film historique, Film d'action, Film de guerre
- Durée : 154 minutes
- Dates de sortie :
- États-Unis :
- France :

Les 55 Jours de Pékin à l’affiche à Paris en 1963 (Collection Fortepan).
Distribution
[modifier | modifier le code]- Charlton Heston (VF : Raymond Loyer) : Le major Matt Lewis
- Ava Gardner (VF : Claire Guibert) : La baronne Natacha Ivanoff
- David Niven (VF : Bernard Dhéran) : L'ambassadeur britannique, Sir Arthur Robertson
- Flora Robson (VF : Germaine Kerjean) : L'impératrice douairière Tseu-Hi
- Leo Genn (VF : Roger Carel) : Le général Jung-Lu
- Robert Helpmann (VF : René Bériard) : Le prince Tuan
- John Ireland (VF : Claude Bertrand) : Le sergent Harry
- Harry Andrews (VF : Louis Arbessier) : Le père de Béarn
- Kurt Kasznar (VF : Jean-Paul Moulinot) : Le baron Serguei Ivanoff
- Paul Lukas (VF : Fernand Fabre) : Le docteur Steinfeldt
- Elizabeth Sellars : Lady Sarah Robertson
- Jerome Thor (VF : Jacques Thébault) : Le capitaine Andy Marshall
- Philippe Leroy : Julliard
- Jacques Sernas : Le major Bobrinski
- Lynne Sue Moon : Teresa
- Félix Dafauce (VF : Richard Francœur) : Le ministre néerlandais
- Jose Nieto : Le ministre italien
- Robert Urquhart (VF : Jacques Ferrière) : Le capitaine Hanley
- Jūzō Itami : le colonel Shiba
- Geoffrey Bayldon (VF : Jacques Mancier) : Smythe
- Roland Ménard : Le narrateur
Tournage
[modifier | modifier le code]La ville de Pékin fut reconstituée sur plus de 100 hectares à Las Rozas de Madrid, dans les environs de Madrid. De nombreux Chinois d'Espagne et d'Europe furent engagés comme figurants[1],[2]. Des costumes chinois et du mobilier d'époque furent utilisés pour la cour de l'impératrice et les différents décors. Le tournage commence soixante-deux ans précisément après le début des événements historiques. La production et le réalisateur s'entendent pour confier les rôles principaux à Charlton Heston, encore tout auréolé de ses récents succès dans Ben-Hur et dans Le Cid, pour le personnage du major américain, à David Niven en raison de son flegme britannique pour l'ambassadeur de Grande Bretagne et à Ava Gardner dont la personnalité semble proche du rôle pour la baronne russe. Effectivement, ce personnage de femme trop libre pour son époque refusant de se faire dicter sa conduite pas les hommes et exprimant des idées anti-racistes correspond bien à sa vie réelle et à ses rôles habituels. Toutefois celle-ci traverse alors une période difficile de sa vie (elle a notamment subi un accident ayant manqué de la défigurer juste avant le tournage de La Maja nue et craint les photographes ainsi que les journalistes, particulièrement depuis les mauvaises critiques de son précédent film L'ange pourpre). Les tournages en extérieur avec la foule des figurants la rendent très nerveuse, ce qui provoque des retards et incidents. Ceux-ci viennent s'ajouter aux difficultés du réalisateur Nicholas Ray, non habitué à gérer un tournage de cette ampleur, et à la pression mise par le producteur omniprésent. Ray est victime d'un infarctus et se retire progressivement de la réalisation, laissant Andrew Marton et Guy Green terminer le film[3].
Le plan-séquence d'ouverture survole les concessions des pays occidentaux, pendant la montée des couleurs au son de l'hymne national. Seules les huit délégations armées sur les onze délégations sont cependant évoquées : Belgique et Pays-Bas ne sont pas mentionnés, alors que la bannière espagnole, en lieu et place de la nation d'Autriche-Hongrie n'est sans doute présente que de façon opportuniste (le film est tourné en Espagne). La mise en scène des protagonistes chinois souffre d'incongruités historiques dans les costumes, les étendards, et les situations[4]. La plus connue place l'impératrice Tseu-Hi dans la pagode du Temple du ciel plutôt que dans la Cité interdite.
Critiques
[modifier | modifier le code]« La réalisation est constamment grandiose, mêlant habilement les actions violentes avec une figuration énorme, réalisées à la perfection, et les scènes plus calmes... »
— Cinématographie française, 1er juin 1963
« Sur un canevas historique dont on s'étonne d'ailleurs qu'il n'avait pas encore inspiré le cinéma, Nicholas Ray a brodé une histoire d'amour et d’héroïsme susceptible de plaire à tous les spectateurs »
— Le soir de Bruxelles, 4 juin 1963
« Le plus grand (et le premier) western chinois. On pense souvent à Alamo, mais dans un décor très différent... L'ampleur des moyens mis en œuvre est saisissante. Un film où l'on en a plein la vue. »
— Candide, 6 juin 1963
« Une superproduction qui croule sous le luxe et la beauté... Pendant deux heures trente, on plonge avec délices et frissons au cœur de la Cité Interdite. »
— Pascal Mathieu, VSD, 2 juin 1963
Autour du film
[modifier | modifier le code]- La novélisation du film écrite par Samuel Edwards a été éditée en France aux Presses de la Cité en 1963.
- La musique du film, composée par Dimitri Tiomkin, a fait l'objet d'un CD chez Varese Sarabande (Film Score Classics) en 1989, une suite comportant des inédits sur une compilation du compositeur intitulée High Noon chez BMG Classics / RCA Victor, Red Seal en 1995, un double CD (le plus complet à ce jour) chez La-La Lands Records en 2011.
- 4 pages sont consacrées au film dans Le cinéma d'aventure de Patrick Brion, éditions de La Martinière, 1995, (ISBN 978-2-73-242-157-5), p. 334-337.
- 14 pages sont consacrées au film dans Ava Gardner, des films au mythe de Laurent Dolet, éditions LettMotif, 2023 (ISBN 978-2-36716-401-4), p. 238-251.
DVD / Blu-ray
[modifier | modifier le code]- DVD : Le film a connu plusieurs éditions en France (Toutes sont des Zones 2 Pal).
- Le en DVD Keep Case chez Opening au ratio 2.20:1 panoramique 16/9 en version Française et Anglaise 1.0 Dolby Digital Mono avec des sous-titres français. En bonus les critiques du film. Il est distribué par Aventi Distribution [5].
- Le réédition de la précédente avec les mêmes caractéristiques techniques et les mêmes bonus [6].
- Le en Digipack édition restaurée toujours chez Opening au ratio 2.20:1 panoramique 16/9 en version Française et Anglaise 2.0 Dolby Digital Mono avec sous-titres français. En bonus des biographies des acteurs ainsi que leurs filmographies, les critiques ainsi que des bandes annonces. Il est distribué par Aventi Distribution [7].
- Le en édition collector Double DVD chez Filmedia au ratio 2.20:1 panoramique 16/9 en version Française et Anglaise 2.0 Dolby Digital Mon et Anglaise 5.1 avec sous-titres français. 6 Documentaires sur la fabrication du film, portraits des acteurs et contexte historique, interviews des acteurs de l'époque. Il est distribué par Seven 7 [8].
- Blu-ray : Le film n'a connu qu'une seule édition en France.
- Le en Blu-ray chez Filmedia au ratio 2.20:1 panoramique 16/9 natif 1080p en version Anglaise 5.1 DTS HDMA et en Français et Anglais 2.0 Dolby Digital Mono avec sous-titres français. Les bonus sont identiques à la version collector. Il s'agit d'une édition région B [9].
Notes et références
[modifier | modifier le code]Voir aussi
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- Ressources relatives à l'audiovisuel :
- Film américain sorti en 1963
- Film dramatique américain
- Film d'action américain
- Film historique américain
- Film de guerre américain
- Film réalisé par Guy Green
- Film réalisé par Nicholas Ray
- Film réalisé par Andrew Marton
- Film se déroulant à Pékin
- Film se déroulant en Chine durant la dynastie Qing
- Film tourné en Espagne
- Film tourné à Valence (Espagne)
- Film tourné à Madrid
- Révolte des Boxers
- Film sur l'impérialisme
- Colonialisme
- Film en anglais
- Film tourné en Technicolor
